Cabaret de l’exil, Bartabas, Alfons Alt

26.11.2021

20,00

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Description

CABARET DE L’EXIL
Dépeint par Alfons Alt

Aventure totale au cœur d’une histoire sans âge ; depuis presque quarante ans, Zingaro poursuit son itinérance théâtrale.
S’offrir à cheval au public, c’est faire du verbe avec lui ; inventer un langage immémorial…
Un échange au-delà des mots, quand la langue des hommes, elle, est amenée à disparaître et à renaître au gré des vents de l’histoire.

L’exil entraîne presque toujours l’enrichissement de ses propres racines, il impose une renaissance, un détachement de ses liens ancestraux. Recevoir cette sève nouvelle exige courage et ouverture d’esprit.

Ce premier «Cabaret de l’Exil» célèbre la culture yiddish et sa musique klezmer ; un monde nomade en référence au déracinement perpétuel du peuple juif.

Le yiddish, langue de l’exil par excellence, est aujourd’hui une langue mourante qui renaîtra peut-être un jour. Comme l’a dit Bashevis Singer avec son humour dévastateur et diabolique, lors de la remise de son prix Nobel de littérature : « On me demande souvent pourquoi j’écris dans une langue aussi morte. Pourquoi ? Parce que je crois à la résurrection. Pas seulement à la résurrection des langues, mais à la résurrection des hommes. Une langue mourante… parfait pour ceux qui sont ni vivants ni morts : les fantômes ! Rien ne convient mieux à une histoire de fantômes qu’une langue mourante. Plus la langue est morte, plus les fantômes sont vivants.»

En s’inspirant du bestiaire de ce «Cabaret de l’Exil», Alfons Alt révèle au-delà de la nostalgie, qui traverse le temps pour imprimer nos âmes, une véritable résurrection.

BARTABAS